20octobre2017

Cholera Platform

Against cholera

Guinée : Rapport et proposition d’actions WASH choléra pour la zone Axes routiers

Auteurs / Organisation : Paul Cottavoz /UNICEF

Année : 2016

Pays : Guinée


La Guinée a subi 22 épidémies depuis 1970. Ainsi, de par son risque élevé au choléra, elle a fait l’objet d’une étude s’inscrivant dans le cadre d’une série à l’échelle régionale, dont l’objectif était de caractériser les dynamiques épidémiologiques afin de proposer des plans d’actions spécifiques à chacun des pays. La méthodologie appliquée a été à chaque fois d’identifier les localités à haut risque choléra (autrement caractérisé de « hotspots »), ayant un rôle clef dans l’expansion et la propagation des épidémies, caractériser leurs conditions EAH et, en cas d’épidémie, les capacités de prise en charge et proposer des actions spécifiques pour réduire leur vulnérabilité au choléra.

L’analyse épidémiologique a mis en évidence que les épidémies débutent par une dynamique côtière le plus souvent suivant un axe Sud-Nord pour se propager ensuite sur le continent via les grands axes routiers de la Basse Guinée. Deux études distinctes ont donc porté une attention particulière sur ces 2 zones : littoral et axes routiers.

La zone axes routiers, détaillée dans ce rapport, se compose de 6 sous-préfectures dans les régions de Kindia et Boke. L’analyse épidémiologique a montré que les sites de diffusion étaient principalement les marchés et les gares routières. 17 sites ont ainsi été identifiés et 8 d’entre eux définis en priorité 1 à Coyah Centre, Kindia, Maneah, Dubreka Centre et Tanene. Ils sont des lieux d’échanges commerciaux importants notamment avec la zone littorale. Les localités ciblées sont toutes caractérisées par une urbanisation intensive avec, pour conséquence, des services publics insuffisants pour répondre aux besoins de tous.

Une analyse approfondie EHA a été menée au niveau des sites de diffusion ainsi que dans les zones directement affectées. L’accès direct à l’eau sur les marchés et gares routières est inexistant. Les gens s’approvisionnent à l’extérieur au niveau de points d’eau publics ou privés qui présentent de nombreux problèmes de fonctionnement et de qualité. De nombreuses personnes consomment également des sachets d’eau, et pendant plus de la moitié de l’année, la population collecte l’eau de pluie. Concernant l’accès aux latrines, plusieurs marchés ont des latrines privés ou publiques qui sont en mauvais état dans la plupart des cas. Le taux de couverture au niveau des ménages est relativement bon en zone urbaine (>80%) et plus faible en zone rurale (<50%). Dans les marchés, la gestion des ordures est assurée par l’administration du marché via des entreprises ou groupement de ramassage. Le principal problème rencontré est la mise en décharge. A contrario, il n’existe aucune gestion des déchets au niveau des gares routières. Les conditions d’hygiène générale, au niveau des sites de diffusion, sont également dégradées. La majorité des femmes connait le chlore et l’utilisait lors de l’épidémie d’Ebola.

Dans ce document se trouve la proposition d’un cadre logique et d’un plan d’action, permettant de réduire les risques liés au choléra en Guinée, dans les zones « axes routiers ». Défini à l’échelle des sous-préfectures, les propositions s’attachent à améliorer l’accès à l’eau potable, aux latrines et à un assainissement améliorés, et assurer l’accès à des campagnes de promotion de l’hygiène. La mise en œuvre de ce projet sur 3 ans est estimé à 1 776 950 euros.


 

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