22janvier2018

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Against cholera

Etude EHA dans les zones à haut risque choléra en Guinée : Revue et formulation de propositions d’action pour prévenir le choléra sur la façade côtière (2016)

Auteur /Organisations : Paul Cottavoz/UNICEF

Année : 2016

Pays : Guinée


Comp et21La Guinée a subi 22 épidémies depuis 1970. Ainsi, de par son risque élevé au choléra, elle a fait l’objet d’une étude s’inscrivant dans le cadre d’une série à l’échelle régionale, dont l’objectif était de caractériser les dynamiques épidémiologiques afin de proposer des plans d’actions spécifiques à chacun des pays. La méthodologie appliquée a été à chaque fois d’identifier les localités à haut risque choléra (autrement caractérisées de « hotspots »), ayant un rôle clef dans l’expansion et la propagation des épidémies, caractériser leurs conditions EHA et, en cas d’épidémie, les capacités de prise en charge et proposer des actions spécifiques pour réduire leur vulnérabilité au choléra.

L’analyse épidémiologique a mis en évidence que les épidémies débutent par une dynamique côtière le plus souvent suivant un axe Sud-Nord pour se propager ensuite sur le continent via les grands axes routiers de la Basse Guinée. Deux études distinctes ont donc porté une attention particulière sur ces 2 zones : littoral et axes routiers.

La zone Littorale se composent de 8 sous-préfectures dans les régions de Kindia et Boke. L’analyse épidémiologique a montré que les points d’entrée étaient essentiellement des campements de pêche. Ils sont le siège de mouvement important de population avec notamment l’arrivée saisonnière de pêcheurs de Sierra Leone, Conakry, Ghana, Guinée Bissau, Sénégal… Les sites de diffusion étaient principalement les marchés. Les investigations menées ont permis d’identifier 38 sites prioritaires composés de 27 points d’entrée, 4 sites de diffusion, 7 zones directement affectées. Certains sites de diffusion comportent non seulement des marchés mais également des embarcadères et points d’eau douce.

Les ressources en eau sont diverses et varient selon la saison. L’eau de pluie est une ressource essentielle pendant plus de la moitié de l’année. Moins de 30% de la population a accès à l’eau potable. Les situations les plus problématiques sont rencontrées sur les iles où est collectée l’eau de pluie ou sont construits des puisards. Sur l’ensemble de la zone considérée, les habitants sont obligés de parcourir de grandes distances pour s’approvisionner en eau. L’accès aux latrines est très disparate : quasi inexistant dans les campements insulaires, l’accès est très varié sur le continent (entre 0 et 100%) selon les zones. La gestion collective des ordures est globalement inexistante. La majorité des femmes connait le chlore et l’utilisait lors de l’épidémie d’Ebola.

Dans ce document se trouve la proposition d’un cadre logique et un plan d’action, permettant de réduire les risques liés au choléra en Guinée, dans la zone littorale. Définies à l’échelle des sous-préfectures, les propositions s’attachent à améliorer l’accès à l’eau potable, aux latrines améliorées et assurer l’accès à des campagnes de promotion de l’hygiène. La mise en œuvre de ce projet sur 3 ans est estimé à 2 732 254 euros. 

Guinea has faced 22 epidemics since 1970. Thus, due to its high risk for cholera, Guinea was included in a regional approach aiming at studying the epidemiological dynamic, so as to propose coherent action plans for each context to sustainably prevent cholera epidemics. The methodology applied was: i) to identify the key localities linked to the spread of cholera, ii) to establish their WASH context and the health facilities capacity to deal with an alleged future outbreak. Then, based on the results, the study allowed to propose specific activities to reduce the cholera vulnerability.

The epidemiological analysis highlighted the fact that epidemics always had a coastal dynamic at the beginning, in most cases along a South-North axis, and later spread to the continent through the main roads in lower Guinea. One study was conducted both on the coastal area and along the road axes and resulted in the elaboration of 2 reports.

The coastal area, detailed in this report, is divided into 8 sub prefectures in the Kindia and Boke regions. The epidemiological analysis showed that the entry points were mainly fishing stations. Important seasonal movement were noticed: fishermen coming from Sierra Leone, Guinea Conakry, Ghana, Guinea Bissau and Senegal. Diffusion sites were then mainly markets. 38 sites were identified and among them, 27 were entry points, 4 diffusion sites and 7 directly affected. Some diffusions sites were not only composed of markets but also docks and fresh water points.

There are a numerous of water sources and they can evolve between seasons. Rainwater harvesting is one of the main ones. Less than 30% of the population have access to safe water. The main issues are faced on the island where people have access to water through rainwater harvesting or shallow wells. Most of the population in the targeted area have to walk long distances to fetch water. Access to latrines is very heterogenous on the continent from 0 to 100%. The collective waste management is almost inexistent. Most women know chlorine and were using it during the Ebola outbreak.

In this document, a logical framework and an action plan are elaborated in order to reduce the risk to cholera in Guinea, in the coastal area. Designed to fit the sub-prefectures level, the propositions aim at improving access to water, safe latrines and improved sanitation, and at increasing hygiene promotion campaign. The project is designed for a 3-year implementation period and the related cost is estimated at 2,732,254 euros.

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