28mai2017

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Against cholera

Currents outbreaks

RCA - Bulletin d’alertes épidémiologiques du choléra N° 015 du 15 au 25 septembre 2016

1.Points saillants

 La tendance évolutive des cas suspects de choléra demeure toujours à la baisse,

  • Le Ministère de la santé avec l’appui de l’OMS continue à renforcer la surveillance et les capacités du personnel de santé tandis que l’UNICEF et les partenaires opérationnelles continuent à consolider les actions dans le domaine de l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement dans les zones à risque.
  • Le Bureau de l’OMS en RDC a déployé une équipe d’experts pour évaluer la situation sanitaires dans la zone de santé de Bili (frontalière avec la RCA).

2.Activités de réponse

Surveillance épidémiologique et le laboratoire :

  •  Le système de surveillance a notifié 8 alertes dont trois au niveau de Bangui et 5 à Ndjoukou en attente d’être confirmation par le laboratoire. Au regard des faibles taux d’attaque observés à partir de la semaine 36, des prélèvements systématiques seront effectués chez tous les nouveaux cas suspects et acheminés à l’Institut Pasteur de Bangui pour les examens de confirmation.
  • Sous réserve des résultats des tests sur les échantillons envoyés au laboratoire de l’Institut Pasteur de Bangui, le nombre total de cas suspects de choléra demeure stable. A la date du 25 septembre 2016, 266 cas suspects et 21 décès (taux de 7,8%) ont été enregistrés. Les facteurs de risque demeurent notamment la faible couverture sanitaire, le faible accès des populations à l’eau potable, et les mauvaises pratiques de l’hygiène et assainissement du milieu (faible couverture en latrines) dans les villages situés le long du fleuve.

 Situation épidémiologique dans la Zone de santé de Bili riveraine du fleuve Oubangui du côté de la RDC

  •  D’après les autorités sanitaires de la RDC, la Zone de santé de Bili a enregistré entre la 22ème et la 37ème semaine, un total cumulé de 419 cas suspects de choléra et 50 décès ( létalité de 11,9%). Ces cas ont été notifiés dans les aires de santé de Baya, Boduna, Boroto, Duguru, Gbagayambo, Gboko, Sidi et Pandu, toutes situées le long du fleuve Oubangui du côté de la RDC.
  • Une équipe du Bureau de l’OMS RDC s’est rendue dans l’aire de santé de Duguru et a relevé la nécessité de renforcer entre autre les aspects d’Eau, Hygiène et assainissement (EHA), de sensibilisation, et d’installer des dispositifs de communication pour le transfert des données épidémiologiques. Au cours de cette mission, l’OMS a appuyé la formation en cascade de 270 personnes dont 70 infirmiers et 200 relais communautaires (RECO) de la zone de santé de Bili. Ces derniers ont été déployés sur le terrain pour les activités de mobilisation sociale et de sensibilisation.

 La prise en charge des cas :

  •  Entre le 14 et le 25 septembre, 5 cas suspects ont été pris en charge au niveau du CTC du Centre National Hospitalier et Universitaire de Bangui (CNHUB), portant ainsi le nombre total de cas pris en charge dans cette strucure de santé à 90 depuis le début de l’épidémie.
  • MSF s’est effectivement retiré des UTC de Longo et Danga et a remis un lot de médicaments aux infirmiers secouristes responsables des postes de santé privés qui abritaient ces UTC pour la poursuite des activités. Au niveau du Port Sao les activités de MSF ont pris fin le 18 septembre. Un point SRO restera fonctionnel au port Sao jusqu’au 25 septembre. OXFAM va poursuivre les activités d’EHA au niveau de ce port.
  • L’OMS a donné l’appui au renforcement des capacités de 30 structures de santé de la ville de Bangui pour la prise en charge des cas à travers la formation de leur personnel et leur dotation en Kits maladies diarrhéiques. Cette activité va se poursuivre au profit des Centres de santé de Kouango, Mobaye et Bangassou dans le cadre de la préparation à la réponse.

La coordination

Les réunions de coordination au niveau du COUSP ainsi que celles de la Task Force sur le choléra se poursuivent sur un rythme hebdomadaire. Au cours des réunions, des orientations suivantes ont été données, à savoir :

  • La nécessité de prépositionner des kits de maladies diarrhéiques et kits de prélèvement à Ndjoukou, Longo et Danga afin que des prélèvements soient effectués chez tous les cas suspects.
  • La nécessité d’examiner les possibilités d’ouvrir des structures de santé dans certains villages le long du fleuve entre Bangui et Ndjoukou.
  • Poursuivre les activités EHA et de communication pour le changement de comportement pendant une période de 6 mois dans les zones à risque après la déclaration de la fin de l’épidémie

Communication, Mobilisation sociale, engagement communautaire,

  •  Les activités de communication de proximité à travers les relais communautaires formés se poursuivent ainsi que les spots radiodiffusés.
  • La commission communication et mobilisation sociale est en train de mettre à jour la cartographie des partenaires impliqués dans cette activité en vue d’identifier les gaps et d’orienter les actions des partenaires.