26avril2018

Cholera Platform

Against cholera

Evaluation of the cholera surveillance system in Guinea Bissau (2009)

Authors/Organisations: Elisabeth sanchez Padilla, Paloma Carrillo-Santisteve, Francisco J. Luquero / Epicentre

Year: 2009

Country: Guinea Bissau


Comp et8Guinea Bissau has been regularly hit by cholera epidemics since 1986. The most frequently affected areas have been Bissau, Biombo and the Bijagos islands. Cholera is considered as endemic in Guinea Bissau. The poor access to WASH services leads to a high cholera vulnerability. Hence, a good quality in the surveillance system is the key for an early detection of the cases and the implementation of the emergency response.

Cholera surveillance system is part of the Integrated Diseases Surveillance and Response, rolled out by the national authorities. This system relies on decentralized facilities, parts of the National Health structure. The identification of cases is done at the health centre level, and although the notification should be systematic, it was reminded that 60% of the population live more than 5km from the nearest health centre and therefore, the first detections are often greatly delayed. Community health facilities aim at compensating this situation, but the lack of willingness from their agents prevents from their proper functioning. The data collection is difficult to be completed because cholera patients are still stigmatized and people would then rather go to traditional medicine instead. Investigations are led at the health area level and are not systematic due to the lack of human and material resources. The latter are supported by the region and the confirmation of cases is done at the central level. All information is compiled at the central level. This communication scheme, even if it is clearly identified and respected by all stakeholders, faces transport and financial constraints. Moreover, compiled data are preventing from an accurate analysis of the outbreaks dynamic.

The constraints listed above lead to poor and ineffective early detection of cases in the rural area and thus, to a delay in the activation of a rapid emergency response. To tackle some issues, a rapid response team was created in 2009 at the central level to support the region. It appears also that the current investigations of cases are not sufficient to identify the contamination and spreading factors.

The recommendations are the following, based on the results and the constraints of the current system:

  • To reinforce surveillance activities in the area frequently affected by cholera outbreaks,
  • To scale up the surveillance in the isolated areas by providing the necessary means,
  • To develop a sensitization campaign in areas where people are less likely to go to health centres,
  • To identify the facilities where data reports are not systematic and find solutions to overcome this,
  • To improve the epidemic control through a better interdepartmental cooperation,
  • To create a standard database at the national level for the aggregated and single data,
  • To continue regular and refreshing staff training.

La Guinée Bissau est régulièrement touchée par des épidémies de choléra depuis 1986. Les zones les plus fréquemment touchées sont Bissau, Biombo et les Iles Bijagos. Le choléra est considéré comme endémique. Les conditions d’accès à des infrastructures EHA étant faibles, la vulnérabilité au choléra est forte. C’est pourquoi la qualité du système de surveillance est déterminante pour une détection rapide des cas et la mise en œuvre de réponse d’urgence.

Le système de surveillance du choléra fait partie du Système National Intégré pour les Maladies et les Réponses (SIMR). Il s’appuie sur des structures décentralisées s’intégrant dans la structure nationale de Santé. L’identification des cas se fait au niveau des centres de santé. La remontée des cas n’est pas systématique sachant que 60% de la population réside à plus de 5km du plus proche centre de santé. Les structures de santé communautaires ont pour objectif de palier cela, mais le manque de motivation de leurs agents ne permet pas leur fonctionnalité à tous. La collecte des données est difficile, également du fait que les malades du choléra restent stigmatisés et qu’ils se tournent souvent vers la médecine traditionnelle. L’investigation se fait à l’échelle d’aire sanitaire. Celle-ci n’est pas systématique faute de moyens humains et matériels. Les moyens techniques et humains sont appuyés par la région et la confirmation des cas se fait au niveau central. L’ensemble des informations est compilé au niveau central. Ce schéma de communication clairement identifié et suivi de tous doit faire face néanmoins à des contraintes de transport, financières, etc. De plus, les données compilées sont agrégées, ce qui ne permet pas d’analyser finement les dynamiques des flambées.

L’ensemble des contraintes listées ci-dessous a pour conséquence une détection précoce des cas difficile en milieu rural et par conséquent un déclenchement de la réponse d’urgence retardé. Pour pallier ce problème, une équipe de réponse rapide a été créée en 2009 au niveau central, afin de pouvoir être déployée en support aux régions. Il apparait également qu’aujourd’hui l’investigation des cas n’est pas suffisante pour permettre d’identifier les facteurs de contamination et de propagation.

Les recommandations formulées ont été les suivantes sur la base de l’analyse des résultats et des contraintes du système actuel :

  • Renforcer les activités de surveillance dans les zones fréquemment touchées par des flambées,
  • Etendre la surveillance dans les zones isolées en leur allouant les moyens nécessaires,
  • Développer une campagne de sensibilisation dans les zones où la population se tourne le moins vers les centres de santé,
  • Identifier les structures qui ne remontent pas systématiquement les données et chercher des solutions pour y remédier,
  • Améliorer le contrôle des épidémies via une meilleure collaboration interdépartementale,
  • Créer une base de données standard à l’échelle national pour les données agrégées et individuelles,
  • Poursuivre la formation du personnel.
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